changer leur mode de vie
OMS

La sédentarité atteint aujourd’hui une très grande majorité de la population mondiale et les pays développés sont les premiers à être concernés. En effet, la vie actuelle réclame beaucoup d’énergie et de temps de réflexion, ce qui réduit la motivation et le temps consacrés à une éventuelle activité physique.

Un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la santé parue dans la revue scientifique « THE LANCET » indique que 1.4 milliards d’adultes à travers le monde cours un grand risque de nombreuses maladies chroniques en raison de la forte sédentarité et le manque d’activité physique.

Les nouvelles recommandations de l’OMS et le CDC « centers for disease control and prevention » indiquaient que les adultes en bonne santé devraient au moins pratiquer 2 heures et demi d’activité physique d’intensité modérée ou 75 minutes  d’activité d’intensité forte par semaine.et devraient inclure 2 fois par semaine des activités de renforcement musculaire.

La sédentarité touche plus les femmes que les hommes

Le nouveau rapport a révélé que dans le monde entier il y a environ 32% des femmes et 23% des hommes sont physiquement inactifs, même si en prenant en compte la marche ou le vélo pour se rendre sur leur lieu de travail. En Asie du Sud environs 43%de femmes n’étaient pas suffisamment actives contre 24% chez les hommes.

Selon l’OMS, les pays riches occupent les premières places: près de 40% des adultes américains et 36% des adultes britanniques sont trop sédentaires.

À la différence d’autres risques importants pour la santé, les faibles niveaux d’activités physique ne baissaient pas dans le monde entier, en moyenne, et plus que le quart des adultes n’atteignent pas les niveaux recommandés pour une bonne santé « .commenté par l’auteur principale de l’étude Dr. Regina Guthold.

American Heart Association a déclaré dans un communiqué que cette sédentarité qui ne cesse à augmenter  est une inquiétude très grave, le manque d’exercice risque d’avantage de développer de nombreuses pathologies telles que l’obésité, les maladies cardio-vasculaires, le cholestérol et certains cancers.

Au plan mondial et d’une manière générale les niveaux d’activité physique varient beaucoup, seuls (6%) des Ougandais et des mozambicains n’avaient pas une activité physique suffisante. Contrairement au Koweït (67 %), en Arabie saoudite (53 %), aux

Samoa américaines (53 %), et en Irak (52 %). Aussi effrayants que soient les chiffres, La réalité est probablement pire.

Mieux respecter les recommandations de l’OMS

Dans le but d’atteindre le minimum d’exercice physique et afin de mieux respecter les recommandations de l’OMS, les adultes devraient pratiquer  en moyenne environ 30 minutes d’activité physique d’intensité modérée par jour, la marche rapide ou le vélo

Sont des excellents moyens pour obtenir une bonne santé.

Le CDC recommande également aux adultes de rester actifs en incluant au moins 2 fois par semaine de diverses activités de renforcement musculaire. Les adultes peuvent aussi opter pour des exercices hebdomadaires et pratiquer au moins 75 minutes par semaine d’activité physique de forte intensité, telles que la natation et la course.

Un tueur silencieux

« Plus le temps journalier passé en position assise est élevé et plus courte est l’espérance de vie.» le professeur François Carré, Propos recueillis par Marlène Duretz Publié le 24 janvier 2014

De nombreuses études montrent que rester en position assise pour longtemps peut entrainer de nombreuses maladies Parmi les plus fréquentes les maladies inflammatoires et les maladies du cœur, il est fortement recommandé de faire au moins 75 minutes d’activité physique à intensité modérée par jour.

Une étude récente réalisée au Québec dans le cadre d’une thèse de doctorat affirme en outre que le sport en général est un élément déterminant du bien-être physique et mental. «Nous avons observé le phénomène auprès de 1527 collégiens et nos résultats sont sans équivoque: quand une personne pratique une activité physique, elle est moins sujette aux problèmes les plus courants de santé mentale comme les troubles anxieux et la dépression», commente Isabelle Doré, auteure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.